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la Fabrication des Outils en Silex

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la Fabrication des Outils en Silex

Messagepar * Ayla-Soliana * » 21 Mai 2006 15:54

la Fabrication des Outils en Silex

Très tôt l'homme préhistorique a utilisé le silex pour fabriquer des outils, qui sont les vestiges les plus abondants et les plus évidents de la présence de l'Homme sur un site. Ce matériau a des caractéristiques exceptionnelles et rares. Un rognon de silex peut être débité dans tous les axes de l'espace grâce sa composition particulière très homogène.

Les premiers outils apparaissent vers 2,5 millions d'années avec Homo habilis et certains Australopithèques en Afrique de l'Est. Avec un kilo de silex Homo Habilis obtient 10 cm de tranchant, Homo Erectus 40 cm, Neandertal 2 mètres et Homo Sapiens obtient près de 20 mètres de tranchant.

Avec le temps, Pour façonner leurs outils les Hommes vont considérablement perfectionner et diversifier leur outillage. Ils ont également développé différentes méthodes pour fabriquer un ou plusieurs outils à partir d'un bloc de pierre. Les techniques de débitage ont considérablement évolué. La taille se fait plus précise, et des types d'outils différents sont conçus en fonction d'une utilisation toujours plus spécialisée. Les techniques employées et les méthodes utilisées se sont transmises de génération en génération. Elles reflètent les traditions et les cultures de nos ancêtres. L'obtention de lames, au paléolithique supérieur démontre le niveau de maîtrise atteint.

Les hommes ont longtemps utilisé les matériaux qu'ils trouvaient dans leur environnement immédiat. A partir du Paléolithique moyen, on constate que les Hommes de la Préhistoire opèrent de véritables choix des matières premières. Certaines roches vont être systématiquement recherchées pour leurs qualités techniques voire esthétiques. Transporté dans les habitats et sur les parcours de chasse, parfois offert ou échangé, le silex a suivi les préhistoriques dans tous leurs déplacements et leurs échanges. Reconnaître les différentes variétés de silex offre une piste à l'archéologue pour retracer les chemins suivis par les hommes de la Préhistoire. Qu'il ait été récolté à l'occasion d'une expédition de chasse, puis taillé le soir à la veillée, ou soigneusement extrait, choisit, testé, décortiqué, puis débité par des artisans spécialisés, le silex a toujours été au cœur des préoccupations de la vie préhistorique, comme la connaissance des points d'eau ou des meilleurs abris.

Les premiers outils des hommes étaient fait de pierre : La pierre idéale pour fabriquer un outil doit être dure, lisse et, si possible, posséder un grain fin. Elle doit éclater et non s'effriter sous le choc. La pierre la plus utilisée était le silex. Mais on ne trouve malheureusement pas du silex partout dans le monde, ce qui fait que certains hommes du paléolithique on utilisés d'autres sortes de pierre pour la taille. Ainsi, que ce soit en Europe ou sur d'autres continents, les hommes de la Préhistoire ont récolté sur leur territoire toutes les roches susceptibles d'être taillées : quartzite, obsidienne, basalte, jaspe, calcédoine, quartz, d'autres encore … et bien sûr : le silex.
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Messagepar * Ayla-Soliana * » 21 Mai 2006 16:57

le Silex

Le silex est une roche siliceuse très dure (7 sur l’échelle de Moh) composée de calcédoine et d’opale. Les silex se rencontrent uniquement dans les roches d’origine sédimentaire, formée au sein d'anciens sédiments organiques marins. Les silex sont des accidents siliceux en milieu calcaire, d'où leur importance dans le Bassin Parisien. Il se présente sous forme de rognons arrondis appelé Nodules patatoïdes de 5 à 150 cm de grosseur, parfois de plaquettes, en bancs horizontaux dans les falaises crayeuses (C'est le silex de la craie) et dans les terrains comprenant des résidus de couches de craie décalcifiées ou démantelées par l'érosion (C'est le silex répandu sur le sol) ou dans les alluvions.

Les silex ont souvent une patine blanche de calcédoine microporeuse appelé cortex. Une cassure d'un morceau de silex montre sous la surface externe blanchâtre, une masse translucide, parfois opaque, d'une couleur variable, brun foncé, jaune, rouge, voire jaspée, et qui prend avec le temps une patine lustrée. Plus résistant et plus opaque que la calcédoine, la cassure du silex, à arêtes tranchantes, l’a fait utiliser par les hommes préhistoriques comme arme et comme outil.

Échelle de Moh : La dureté, c'est à dire la résistance d'un corps à la pénétration d'un autre corps est aussi importante (Le quartz raye la calcite mais pas l'inverse). On utilise ainsi les poussières des pierres les plus dures pour tailler ou polir les moins dures. C'est l'échelle de Mohs qui compare la dureté des différents minéraux, les échelons vont du plus tendre (1 le talc) au plus dur (10 le diamant).

Par le terme « silex », on entend une famille plutôt nombreuse d’espèces minérales. Le constituant fondamental de ces roches est la silice. Beaucoup d’entre elles ont une origine purement minérale ; d’autres sont de nature organique. Le silex offre un certain nombre de variétés qui sont : le silex pyromaque ou pierre à fusil ; le silex corné ou hornstein; le silex noir ou phtanite, très commun dans le calcaire carbonifère ; le silex molaire ou meulière, développé dans le Bassin parisien ; le silex xyloïde ou bois silicifié. Le silex est beaucoup plus rare dans le Massif Central puisque la transgression maritime de l'ère Secondaire n'a pas atteint ses altitudes.
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Messagepar * Ayla-Soliana * » 28 Mai 2006 19:39

Façonner un outil

Tailler c'est fractionner intentionnellement une roche de manière à lui donner une forme déterminée. En détachent par percussion un éclat d’une matière. C’est toujours obtenir deux types de produits un éclat de taille et une matière taillée.

* Le nucleus : C'est le bloc de pierre initial choisi afin d'être fracturé, sur lequel, une fois fracturé, se lisent les traces de stades techniques, aboutis ou non. Le nucleus est le résidu, le noyau de silex qui subsiste après le travail de débitage du tailleur de silex. A partir d'un gros bloc informe le plus souvent, l'homme préhistorique tire des morceaux plus petits, plus maniables, à l'aide de son percuteur de pierre. Ces morceaux sont à nouveau travaillés: avec l'un on fera un outil massif, un autre sera débité en morceaux plus petits. Vient le moment où l'on ne peut plus poursuivre ces débitages: le résidu est le nucleus.

Nucleus à plan de frappe bipolaire : Nucleus dont les deux extrémités opposées ont servi au débitage d'éclats par percussion.

* L'éclat : C'est le produit détaché du nucleus par fracturation. Il pourra être utilisé tel quel étant donné le tranchant naturel de ses bords ou, au contraire, faire l'objet d'une reprise sur tout ou partie d'un bord ou d'un autre, opération dite de confection ou de retouche, pour mieux satisfaire aux buts recherchés. Fragment de roche détaché d'un nucleus par un coup porté par l'intermédiaire d'un percuteur.

La taille : c’est fracturer de façon méthodique en utilisant les lois physiques de la "fracture conchoïdale", et ce, sur des roches dont la structure s’y prête (roches dites clastiques ou cassantes). Bien des variétés de roches ont été utilisées. Très tôt les hommes préhistoriques ont su sélectionner celles les plus aptes à la taille et à l'obtention d'un bon tranchant : silex, quartzite, jaspe, certains calcaires, roches éruptives. Il est possible que leur choix ait pu, en partie, conditionner les installations et les déplacements des hommes préhistoriques.

<center>Image</center>
Conchoïdal se dit de ce qui a l'aspect d'une coquille. Une cassure conchoïdale est une cassure (Lorsque à la suite d’une contrainte (choc, pression) un minéral se brise en présentent des surface de fracture irrégulières, on parle de cassure) franche courbe et lisse que l'on retrouve souvent chez les roches à grain très fin telles que le silex, l'obsidienne ou le calcaire lithographique.

Si les fragments ont au contraire des faces planes, ce phénomène est appelé clivage. Une séparation de cristaux maclés par accolement n’est pas un clivage. La faculté d’un minéral à réagir par une cassure ou un clivage dépend de la structure de son réseau cristallin. Si les composant du réseau son disposé de telle sorte qu’on ne pourrait pas faire coulisser une surface plane a travers ce dernier, le minéral se brise irrégulièrement, et il s’agit d’une cassure. la cassure peut être conchoïdale (ressemblent a une empreinte de coquillage), irrégulière, lisse, fibreuse, râpeuse, esquilleuse ou terreuse.

Comment étaient-elle acheminées au camp et sous quelle forme circulaient-elles, c'est un des volets des recherches archéologiques sur ce sujet. Pour mieux comprendre la vie des hommes préhistoriques, des préhistoriciens (des gens qui étudient la préhistoire) taillent eux-mêmes des outils, pour essayer de reconstituer les techniques de taille.
Dernière édition par * Ayla-Soliana * le 12 Sep 2006 09:50, édité 7 fois.
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Messagepar * Ayla-Soliana * » 03 Juin 2006 18:56

Deux grands principes, le débitage et le façonnage.

Lorque l'on tente d'expérimenter, le tailleur doit avoir à l'esprit deux principes qui gouvernent l'apprentissage de son débitage. Les deux grandes opérations de la taille sont le débitage et la retouche ou le façonnage.

Le débitage : C'est l'action de fractionner intentionnellement la matière première afin d'obtenir des fragments, appelés éclats ou lames (éclats allongés dont la longueur
est deux fois supérieure à la largeur), qui sont les produits recherchés.

Tailler c’est connaître les lois physiques de la fracture conchoïdale. Ce premier principe implique la connaissance de la matière. Une roche comme du quartz ne peut se confondre avec une autre comme de l'obsidienne. Toutes deux sont susceptibles d'être débitées, mais elles ne répondront pas de la même manière à la taille, ni à l'expérience de la personne qui la met en oeuvre.

Le bloc de matière résiduel, appelé nucleus, est un déchet. On distingue les éclats provenant de la mise en forme du bloc (éclats de préparation), ceux résultant de la fabrication d'un outil (éclat de retouche) et ceux prédéterminés, pour lesquels la forme
est décidée, avant la frappe, par le tailleur.

Le façonnage : Consiste à mettre en forme le bloc, par une succession d'opérations de taille, jusqu'à l'obtention d'une pièce bifaciale. C'est le bloc sculpté qui est, cette fois, le produit recherché, les éclats sont des déchets.

Quant au second principe, il vise l'objectif économique. Dans quel but façonner l’objet ? Pour en faire quoi ? Ce deuxième aspect démontre un peu la faiblesse de l'expérimentation. Chercher à tailler un silex dont le but est de couper peut trouver sa matérialité dans une multitude de lames, de lamelles, éclats, etc. En réalité, le type de débitage dépendra du type de support recherché.

Ces deux grands principes sont présents à toutes les périodes du paléolithique et
au-delà. Ils font appel aux deux techniques de taille : la percussion et la pression.
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Messagepar * Ayla-Soliana * » 03 Juin 2006 19:42

Les techniques de taille

la percussion directe : Ces deux grands principes sont présents à toutes les périodes du paléolithique et au-delà. Ils font appel aux deux techniques de taille fréquemment utilisées : D'une part, la taille par percussion et d'autre part, la taille par pression permet de détacher des éclats aplatis dont les enlèvements demeurent "discrets". Mais d'autres techniques sont également envisageables...

la taille par percussion : on frappe d'un coup sec le bord d'une pierre dont on détache un éclat. Si l'on répète l'action, un tranchant grossier va être formé. En percutant alternativement la pierre sur ses deux faces, on va avoir un tranchant plus précis et acéré (c'est le biface) selon le percuteur une pierre (dure) du bois ou un os (doux) la qualité du tranchant sera différente.

* un percuteur dur (pierre) c'est la 1° méthode utilisée, elle a été utilisée durant toute la Préhistoire. La zone de percussion est reconnaissable et identifie le percuteur, en le différenciant d'une simple pierre. Les nucleus trouvés montrent une grande maîtrise du geste de taille et ce dès 2,3MA

* un percuteur tendre (bois végétal ou animal). On obtient des éclats plus minces, ce qui facilite le façonnage. Cette méthode est attestée en Afrique à partir de 700 000 ans

la percussion indirecte : Technique de débitage de la pierre consistant à interposer un outil en bois de cervidé (appelé chasse-lame ou punch) entre le percuteur et le nucléus. Cette technique, qu'on peut comparer au geste du sculpteur de pierre, permettait de contrôler précisément le point d'impact; son invention remonte au Néolithique, voire au Mésolithique.

la pression à l'aide d'une béquille (ventrale, pectorale ou tenue dans la main)

La taille par pression : permet de détacher des éclats aplatis comme sur les pointes en feuille de laurier.
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